RÉFLEXION ASTRO-TAROT DE LA SEMAINE: LA VALEUR DU PARTAGE

ET DU LIEN HUMAIN ÉNERGISANT

L’être humain est un « animal social » et il ne peut (sur)vivre longtemps sans partage. Partage de ressources, de bon temps, d’entraide, d’idées, de territoire, d’amour. Cela peut être donc vécu à différents niveaux, mais le fait est que nous avons besoin – et envie! – de nous lier aux autres, de nous connecter à d’autres humains pour vivre auprès d’eux des expériences satisfaisantes, pour mélanger et harmoniser nos énergies – dans le meilleur des cas. C’est valable pour chaque être humain, sans exception – même pour ceux qui prétendent n’avoir aucun besoin des autres et préférer s’isoler du monde pour le restant de leurs jours. Rappelons-nous ce qui s’est passé avec Robinson Crusoé!

Cela ne veut pas non plus dire être en compagnie de quelqu’un H24 et ne plus avoir de vie propre. Cela veut dire simplement que nous sommes « programmés » pour le partage et qu’aspirer à vivre ce partage est sain pour notre nature humaine. En fonction des individus, ce partage se vivra de différentes manières et à des degrés variables. Mais dans tous les cas, exclure le partage de nos vies ne serait pas une très bonne idée car ce serait aller contre notre nature fondamentale et à terme, cela ne peut que nous dévitaliser et nous rendre malheureux.

Je vais donc parler aujourd’hui du lien – celui qui nous dynamise, nous fait vibrer et nous harmonise avec nous-même et avec le monde qui nous entoure. Car c’est le seul qui suppose un réel partage et qui va dans le sens de notre épanouissement. Le support de ma réflexion sera, comme à chaque fois, le Tarot, et accessoirement les analogies astrologiques que je lui associerai. Et comme j’aime bien dévoiler les sources de mon inspiration, je ne vais pas manquer l’occasion de le faire encore ici.

Il se trouve qu’en cette période j’ai une vie sociale plutôt active et j’ai la chance de rencontrer – ou de retrouver – de nombreuses personnes avec lesquelles j’ai des échanges dynamisants et enrichissants. Bien qu’ayant un côté assez personnel sous certains aspects, j’ai profondément besoin de contacts en tout genre avec des personnes qui vibrent sur ma longueur d’onde et qui nourrissent mon âme. Je remarque à chaque fois que ces contacts me rechargent énormément en énergie et je me sens plus vibrante et inspirée, en particulier après avoir côtoyé certaines personnes.

C’est le lendemain d’une soirée entre amis en cette fin de semaine que je me suis (re)mise à réfléchir à tout cela. Je ressentais une profonde gratitude envers la Vie, de m’envoyer ce genre d’expériences car je me sentais heureuse et pleine d’énergie, en dépit de la courte nuit que j’avais passée. Je me disais que la vie est belle, tout simplement!

Aujourd’hui c’est un autre lendemain de soirée entre amis. Avec le même constat: mes vibrations montent en flèche car nous avons passé une belle soirée, dans le partage, la bonne humeur et l’authenticité. Il me semble tout de même que la clé de tout cela est l’authenticité. Etre authentique c’est être vrai, c’est aborder le lien sans masque, sans faux-semblants, c’est être aligné à l’intérieur avec ce que l’on est et s’autoriser à le montrer à l’extérieur, à le partager avec d’autres personnes.

Être ce que l’on est, serait-ce la clé de la résolution de tous nos problèmes? Dit comme ça, cela semblerait un peu trop « simple », et pourtant je pense que c’est exactement ça! Et puis, « simple » ne veut pas dire « facile ». Puisque le but d’une vie humaine entière est de (re)devenir qui nous sommes – ni plus ni moins. C’est aussi la clé de toute guérison. Je pense d’ailleurs que « guérison » et « libération » sont une sorte de synonymes.

« Pour guérir, il est nécessaire que le patient devienne ce qu’il est véritablement, et qu’il se libère de l’identité acquise : ce que d’autres ont voulu qu’il soit. Toute maladie provient d’un ordre reçu dans l’enfance qui nous contraint à réaliser quelque chose qui ne nous correspond pas, et d’une interdiction qui nous oblige à ne pas être ce que nous sommes en réalité. »

Alexandro Jodorowsky, « La famille, un trésor et un piège« 

Il y a des personnes qui ont atteint un tel niveau de libération qu’elles parviennent à rester elles-mêmes en toutes circonstances, même quand les conditions n’y sont pas trop favorables. Ce sont souvent celles qui se fichent de déplaire, de heurter et qui n’ont pas peur du rejet. Elle sont en général amoureuses de leur liberté et ne trahissent pas leur individualité, au prix parfois de se retrouver seules. Paradoxalement, en faisant cela elles ne se retrouvent pas vraiment seules. Mais simplement attirent vers elles des personnes qui vibrent aussi cette authenticité. La vérité est que le lien nourrissant se produit quand nous pouvons nous permettre d’être authentiques. C’est ce genre de partage qui nous énergise au plus haut point.

La majorité d’entre nous ne sommes pas aussi authentiques en toutes circonstances – une telle authenticité est rare car inconfortable en société – elle n’est pas très valorisée dans notre société actuelle. Ce type de personne est généralement franche, directe, sans faux-semblants, parfaitement honnête. Cela heurte et met mal à l’aise ceux qui se cachent derrière leur masque social la plupart du temps et dont l’ego est trop fragile pour soutenir « l’absence de formes » de la personne authentique. Nous vivons, hélas, dans un monde où les apparences sont souvent la norme. Elle ont pour but de faciliter la vie en société, mais le résultat est de nous éloigner de nous-même et par conséquent, des autres, car nous ne pouvons pas établir un vrai lien nourrissant et satisfaisant, si nous sommes faux, si nous abordons les autres à partir de notre masque.

Fort heureusement, dans la vie rien n’est tout noir ou tout blanc. Entre ceux qui n’enlèvent jamais leur masque – ou très rarement – et ceux qui ne mettent jamais le leur, il y a une majorité « flottante » de personnes qui peuvent être authentiques si les circonstances les y encouragent. Les circonstances en question impliquent de se retrouver au contact d’autres personnes authentiques, de se sentir accepté et en sécurité pour oser enlever son masque et se montrer tel que l’on est.

C’est pour cela qu’une personnes trop « cash » peut soit être très aimée, soit être très détestée d’emblée par les autres. Ceux qui se rapprochent de sa vibration verront leur authenticité nourrie en sa présence et cela les incitera à baisser leur masque et être davantage eux-mêmes. Et ceux dont la vibration les attache trop à leur masque ne vont pas trop supporter d’être ainsi « éclairés » et vont simplement s’en éloigner. Le lien ne se fera pas entre celui qui tient à garder son masque et celui qui a décidé de ne pas le porter. Les deux énergies sont trop incompatibles pour se côtoyer trop longtemps.

L’élément qui gouverne le lien en astrologie est l’air. L’élément air a en effet une double fonction: nous relier aux autres et nous en protéger. Si nous avons dans notre thème une absence ou une carence en air, cela peut se manifester soit comme une très grande dépendance au lien, soit comme une fuite du lien. Dans tous les cas, le lien ne risque pas d’être quelque chose d’anodin pour nous et sous certains aspects nous pouvons le gérer de manière un peu compulsive et décalée de la « norme ».

Toujours en astrologie, le signe qui se moque des conventions et trace sa route en toute indépendance est le Verseau. Ce signe est un peu paradoxal car tout en étant individualiste, il est associé aux amitiés et aux groupes. Mais le paradoxe n’est qu’apparent car ce sont des amitiés et des groupes qui se forment par affinités, par appartenance aux mêmes courants d’idées, aux mêmes vibrations – des amitiés entre « extraterrestres » en somme, car le Verseau est un peu en avance sur son temps et souvent incompris de la « masse ». En ce sens, le Verseau ne symbolise pas vraiment l’harmonie, mais les rêves et les idéaux – parmi lesquels figure le rêve d’harmonie, de partage et de fraternité. Le rêve d’un lien parfait avec des êtres qui nous ressemblent, qui sont un peu « à part ». Ou simplement authentiques?

De l’autre côté de la « balance » nous avons le signe de la Balance justement – un autre signe d’air, qui aspire sans cesse à réunir les contraires et à les harmoniser. Le signe qui, lui, est plutôt attaché aux conventions et qui est souvent heurté par l’absence d’harmonie et de bienveillance, aussi fait-il tout pour arrondir les angles et pour concilier l’inconciliable, pour rendre les échanges beaux et agréables, au risque parfois de se sur-adapter et de nier donc son individualité, car à ses yeux le « nous » est plus important que le « je ». Encore une fois, méfions-nous des apparences car la Balance est un signe cardinal, ce qui veut dire qu’elle aime certes faire les choses à deux et érige le partenariat en culte, mais aime aussi quand cela va dans son sens à elle. Seulement, elle s’arrange pour diriger subtilement l’autre et l’amener à suivre la direction qu’elle veut, le faisant croire parfois que cela vient de lui.

Les cartes Tarot que j’associe personnellement à ces deux signes sont respectivement l’Etoile et la Tempérance. Pour la petite parenthèse anecdotique, quelqu’un m’a dit récemment que les mœurs en France sont « très Balance » et « pas assez Verseau ». Je viens de comprendre au fil de ma propre réflexion ce que cette personne voulait dire. Et je ne sais pas si je l’écris maintenant parce qu’elle me l’a dit, ou bien elle me l’a dit parce que j’allais l’écrire. J’ai de plus en plus de mal à définir l’ordre d’apparition de la poule et de l’œuf dans l’histoire de l’humanité 🙂 Je ferme la parenthèse pour revenir à mes arcanes.

Dans La voie du tarot, Jodorowsky associe à l’Etoile le fait de trouver sa place et d’agir dans le monde. Donc, par définition, si l’on doit trouver sa place c’est qu’on est encore en train de la chercher – ce qui rejoint le côté marginal du Verseau ♒ (D’ailleurs, Jodorowsky – qui a fêté ses 95 ans cette année – est lui-même du signe du Verseau). Au départ, toutes les grandes révolutions naissent au sein d’un petit groupe de marginaux rebelles dont les idées vibrent à la même fréquence utopiste 🙂

C’est le Verseau qui est épris de vérité et qui a besoin d’authenticité. Son opposé – le signe du Lion, incarne ce principe d’authenticité et de rayonnement individuel, bien qu’un peu égocentré sur les bords et trop attaché à l’effet qu’il produit sur les autres. Ce que l’on observe dans les signes opposés n’est pas une incompatibilité réelle car ils se situent chacun sur les deux pôles opposé d’un même axe – ils partagent donc un espace commun. L’axe Lion-Verseau, comme tous les axes d’oppositions en astrologie, réunit deux principes complémentaires qui se nourrissent mutuellement, pour à terme, s’harmoniser.

L’harmonie – un mot si cher à la Balance et l’un des symboles de l’arcane de la Tempérance. Quand je tire la Tempérance en carte du jour par exemple, je me dis souvent que les énergies en moi et autour de moi circulent de façon harmonieuse et c’est généralement le cas. Ce n’est un secret pour personne que si l’on veut parvenir à l’harmonie extérieure il faut d’abord travailler notre harmonie intérieure. Il faut nous occuper de notre unicité.

Le Soleil est la carte Tarot qui correspond au Lion, et celle-ci symbolise notre unicité, la fierté d’être qui nous sommes et de ne pas avoir peur de le montrer. Le Soleil en astrologie représente l’être en devenir, et tout au long de notre vie nous apprenons à incarner cette individualité, nous apprenons à être présent à nous-même, à nous habiter. Seul un être qui s’habite pleinement peut habiter au milieu de ses semblables sans crainte, sans malaise, en prenant sa juste place dans le monde.

Pour trouver notre juste place nous devons oser notre montrer, oser sortir de notre coquille, oser nous positionner. Si nous faisons cela en partant de l’ego « lunaire » – notre masque qui protège notre vulnérabilité et l’histoire à laquelle nous sommes accrochés – nous allons nous heurter à d’autres egos lunaires et le résultat sera une… bataille d’egos. Nous risquons alors de ne plus voir ce qui nous relie aux autres, mais surtout ce qui nous en sépare. Nous protégeons notre blessure lunaire en étant sur la défensive et l’autre personne en face fait la même chose. Dans ce cas, la Tempérance s’attachant trop à la forme et pas tellement au fond – le fond lui étant inaccessible – ne pourra pas trop œuvrer pour harmoniser véritablement les énergies, ni à l’intérieur ni à l’extérieur. L’harmonie ne sera qu’apparente et attachée aux conventions, elle sera trop « lisse » et le résultat sera l’éloignement de l’autre et non le rapprochement. Le résultat sera une perte de vitalité et d’énergie et non pas une montée en flèche de nos vibrations.

Ce qui nous épuise par-dessus tout est de ne pas pouvoir nous montrer tel que nous sommes, de ne pas pouvoir baisser notre garde et laisser les autres voir nos faiblesses, nos imperfections, nos ratages, nos noyades, notre « misère », notre ombre – dont nous ignorons souvent une bonne partie pour ne la voir que chez l’autre. Le fait que nous ne sommes pas toujours à la hauteur, qu’il y a des moments où nous sommes tellement faillibles, tellement « pas top » ni au top… Malheureusement on ne nous a pas appris que tout cela était OK, qu’on n’était pas obligé d’être toujours au top, qu’on était humain – exactement comme tout le monde. Nous avons cru que les autres étaient différents, « mieux », plus forts, plus doués, plus « ceci » ou « cela ». On nous a appris qu’il fallait faire bonne figure, être fort, être poli, être présentable, ne pas montrer de signe de faiblesse, que « cela ne se fait pas », que nous devrions nous comporter de telle ou telle façon « en société », que notre réputation et image « parfaite » aux yeux des autres était d’une extrême importance.

Et plus tard nous nous avons fabriqué un faux personnage pour nous persuader – ou persuader les autres – que non, nous n’avons pas ce genre de problème, non, nous n’avons pas ce genre de défauts, non, nous ne sommes pas « comme ça« ! Mais nous pouvons à la fois être humbles et fiers de nous car oui, nous sommes « comme ça » car nous avons des ombres et des défauts comme tout le monde, car nous sommes imparfaits! Et alors? C’est ce qui nous rapprochera toujours les uns des autres et nous fera appartenir à l’espèce humaine, et au monde – comme le fait comprendre si bien Christiane Singer dans ce short:

En parlant d’image, c’est la Lune que l’on associe à la production d’images , aussi bien en astrologie que dans le Tarot. Elle gouverne, entre autres, les émotions et elle est responsable de l’empreinte émotionnelle que les autres laissent sur nous et que nous laissons sur les autres. Le partage émotionnel est également très important entre humains. En astrologie on sait que si notre Lune est compatible avec celle d’une autre personne (si elles sont dans des signes compatibles), ce partage sera fluide – une autre qualité associée à la Tempérance -, nous nous comprendrons presque sans paroles et à un niveau tripal. Cela facilite énormément le contact et crée un sentiment d’appartenance.

Et si nous sommes trop attachés à notre ego lunaire, ces lunes compatibles favoriseront le dépassement de l’ego lunaire car on comprendra mieux les vulnérabilités de l’autre et on pourra le voir plus facilement tel qu’il est derrière son masque, même s’il hésite à l’enlever. Cela lui permettra de s’ouvrir plus facilement à nous et à se montrer plus authentique car il se sentira compris et à l’aise pour nous partager son monde intime. Et vice-versa. La bataille d’egos – si elle a lieu – se transformera à terme en partage authentique. C’est là que la Tempérance pourra enfin jouer son rôle d’harmonisatrice des énergies et rendre ce partage encore plus agréable. On ne se force plus à être bienveillant mais on l’est, spontanément et naturellement.

Si nous avons des Lunes incompatibles, pour transcender l’ego lunaire nous pouvons nous appuyer sur le lien spirituel inspiré par l’énergie du Verseau dans l’Etoile, en nous montrant authentique d’emblée. Ce sera à celui qui se sentira le plus libre à l’intérieur de lui de le faire en premier pour encourager l’autre à le faire à son tour. L’authenticité implique d’être à l’aise avec ses vulnérabilité et ses imperfections – car après tout, tout le monde en a. « Je suis qui je suis et n’aspire pas à être autre chose que moi-même. Je ne suis pas un robot parfait et ça ne m’intéresse pas de l’être. Je suis faillible, avec des émotions, des contradictions, des ratages et des imperfections – c’est ce qui fait que je suis humain. » On a beau être différents sur des tas d’autres points, on sera toujours semblables dans le fait d’avoir des failles. On fera toujours partie de l’espèce humaine.

Ce qui est formidable dans l’authenticité est qu’elle ne nous « oblige » ni à être parfait ni à ressembler à l’autre à tout prix! Le Verseau dit: « Je suis moi et tu es toi et j’aime quand tu es libre d’être davantage toi-même. Par-dessus tout j’aime la liberté – la mienne et celle des autres, alors si ça doit être la seule chose qui nous lie, c’est OK pour moi – le reste sera toujours secondaire. Car plus tu seras libre et authentique, plus j’aurai envie de rester à tes côtés – simplement parce que ça me permet d’être libre et authentique à mon tour. »

Ce genre de lien est nourrissant, vibrant et énergisant! Cela nous rend plus vivant, épanoui et en meilleure santé. Il serait dommage de s’en priver, et d’ailleurs, ce n’est absolument pas le but du jeu. Le but du jeu est de s’entrainer – et s’entraider – à être plus libres et authentiques de jour en jour. Si ce n’est pas ce que vos parents et grands-parents vous ont appris, alors il serait peut-être temps de commencer à remettre tout ça en question pour vous en libérer enfin. Osez être vous-même! La vie vous le rendra bien

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