LE MANTRA « MAGIQUE » POUR VENIR À BOUT DE TOUS VOS TRACAS

Paradoxalement, tout en croyant aux miracles, je pars du postulat que les « formules » ou « mantras magiques » n’existent pas réellement. Mais aujourd’hui j’ai envie de vous révéler quelque chose qui ressemblerait un peu à ça, et dont j’ai moi-même pris conscience (pas plus tard qu’hier) grâce à une vidéo qu’Adelina Dimitrova avait partagé dans son groupe Facebook. Cela a fini de nourrir ma réflexion du jour.
Il ne s’agit pas tellement d’une formule « magique » que d’une mise en perspective de n’importe quelle situation que vous pouvez créer dans votre vie. Nous créons – consciemment ou inconsciemment – absolument toutes les circonstances que nous « rencontrons » dans notre vie. Comprendre ce principe ne relève pas du masochisme mais permet, au contraire, de reprendre le pouvoir sur notre vie… en toutes circonstances!
Peu importe ce qui vous arrive et comment cela vous arrive, à tout moment vous avez la possibilité de « neutraliser » l’événement ou la situation en question pour lui conférer le sens que vous préférez. Comment? En commençant par vous dire: « Et alors? » C’est un moyen de dédramatiser la situation, de lui enlever le trop-plein d’énergie en quelque sorte et par là même, le pouvoir qu’elle aurait de vous entrainer dans une direction que vous ne préférez pas.
Et vous disant « Et alors! » – et en intégrant la signification de cette phrase dans vos tripes, pas uniquement dans votre mental -, vous stoppez net le flux obsessionnel de pensées négatives, de tourments et de préoccupations lié à ce qui (vous) arrive. Et vous pouvez commencer à créer une réalité totalement nouvelle. C’est une sorte de mise en perspective très utile pour transformer absolument tout ce qui vous arrive.

Car voyez-vous, ce n’est pas tellement ce qui nous arrive qui importe, mais beaucoup plus la façon dont nous allons le vivre, le sens que nous allons lui donner et la leçon que nous allons en tirer. Aucune situation n’est bonne ou mauvaise dans l’absolu. Toutes les circonstances de notre vie sont neutres. Rappelez-vous, cela rejoint la définition de la réalité dont je parlais dans un de mes précédents articles.
Cela rejoint également l’un des principes de l’univers qui est celui du rythme:
« Tout s’écoule, au dedans et au dehors ;
(Le Kybalion)
toute chose a sa durée ;
tout évolue puis dégénère;
le balancement du pendule se manifeste dans tout ;
la mesure de son oscillation à droite est semblable à la mesure de son oscillation à gauche ;
le rythme est constant. »
Le physicien quantique russe Vadim Zeland a d’ailleurs inventé le Transurfing, une sorte de « technique » de transformation (je dirais plus que c’est une philosophie de vie) qui se base sur le principe du mouvement des « pendules » de l’Univers – qui n’est autre que le principe du rythme -, et où l’on pourrait quelque part retrouver ce mantra: « Et alors? »
Vadim Zeland insiste sur le fait que si nous voulons vivre une vie à la hauteur de nos plus grandes aspirations et faire manifester tous nos désirs, nous ne devrions rien prendre trop à cœur, ne rien dramatiser – ni au positif ni au négatif.
Nous devrions tout prendre tranquillement comme cela vient – bien que ce ne soit pas toujours très facile -, ne rien vouloir à tout prix et ne jamais investir quelque part une quantité démesurée d’énergie psychique. Sans perdre notre but de vue, nous ne nous acharnons pas outre-mesure après quoi que ce soit!
Le pire étant de devenir obsédé par l’objet de notre désir sans jamais envisager de plan « B »: « Si je n’obtiens pas précisément cela, je meurs, ce sera la fin du monde, il faut que je l’aie à tout prix, il n’existe aucune autre option!!! » En CNV (communication non-violente) on dit qu’il ne faut pas confondre le désir (ou le besoin) avec les moyens de le satisfaire (qui sont toujours plus nombreux que ce que l’on croit de prime abord, surtout si l’on est trop « obsédé » par ce que l’on veut obtenir coûte que coûte).
Si vous connaissez un peu l’astrologie, je peux vous donner l’exemple avec les planètes exaltées: elles ne sont pas dans le juste fonctionnement et elles gèrent l’énergie du signe de façon un peu compulsive. Elles sont dans l’exagération et la démesure et elles en font trop, ce qui n’est pas forcément très bon et peut même avoir des résultats désastreux pour la personne ou son entourage.
Mais alors, pourquoi?, me demanderez-vous. Pourquoi éviter de s’acharner en direction d’un but précis? Tout simplement pour ne pas générer un trop grand surplus d’énergie auprès des « pendules » (en parlant toujours du Transurfing). Car tout surplus d’énergie – même « positive » – devrait être « payée » plus tard puisqu’elle chercherait à se neutraliser en s’équilibrant au travers de situations et d’événements pas toujours très appréciables pour nous.

Puisque les hauts et les bas se succèdent à l’infini. Plus haut sera le « haut » et plus bas sera le « bas » qui va lui succéder. Et n’ayez aucun doute qu’il va obligatoirement lui succéder! Le sommet de la vague sera toujours suivi d’un creux. Et en fonction de la hauteur de la vague, le creux sera plus ou moins… « creux » 🙂
Chacun de nous a dû l’expérimenter au moins une fois dans sa vie – pour ce qui est des très grosses vagues. Et de nombreuses fois au quotidien pour les plus petites. Il y a simplement des jours « avec » et des jours « sans ». Et alors? Tout – absolument tout – finira par passer, par se modifier, par bouger.
Aucun instant n’est semblable à un autre. Aucun. Alors, plutôt que de continuer à nous y agripper, vivons-le à fond en y étant pleinement présent, évitons de lui mettre des étiquettes « bon » ou « mauvais » et apprenons à surfer sur la vague, pour suivre ses hauts et ses bas qui se succèdent à l’infini.
Vous comprenez maintenant que cela n’a rien à voir avec une « punition divine » ou une quelconque « malédiction », mais que cela résulte simplement de ce principe universel du rythme: l’équilibre n’est possible que si les énergies se neutralisent. Et l’énergie utilisée pour neutraliser un grand « haut » sera à la mesure de celle utilisée pour générer un grand « bas ». Et inversement. C’est tout simple au final. Et cela fonctionne sans faute!
Peu importe donc la « gravité » apparente d’une situation, celle-ci va finir toujours par se modifier. Soit la situation « objective » va évoluer, soit votre attitude envers cette situation va se modifier. D’ailleurs, en partant encore des lois de la physique quantique, on ne peut jamais savoir si c’est l’œuf ou la poule qui précède le changement.
L’observateur et l’observé sont étroitement liés. Par la façon dont une chose est observée elle se modifie en « positif » ou en « négatif ». Vous comprenez bien pourquoi je tiens à mettre les guillemets. Puisque tout dans l’univers est extrêmement relatif – Einstein le savait déjà bien avant les physiciens quantiques. Rien n’est positif ou négatif mais tout est relatif! Car tout dépend de notre regard d’observateur, tout dépend de ce que l’on « met » dans l’objet observé.
Cela rejoint également cette fameuse histoire du vieillard et son cheval – vous en avez certainement déjà entendu parler car elle est très connue. Pour ceux qui ne la connaissent pas, je vous la partage:
« C’est l’histoire d’un vieux paysan qui vivait seul avec son fils. Il n’avait pour toute richesse qu’un magnifique cheval. Il suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire.
Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :
– Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »
Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :
– Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue ? Quel Malheur ! »
Le paysan se montra plus circonspect :
– N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra?»
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit.
Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau :
– Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction.
– Je n’irais pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase ?»
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?
Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :
– Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »
– Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir.»
Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.
– Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.
– Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal.»
Une autre façon d’intégrer ce « Et alors? » est de se dire que moins il y aura de gravité, plus on sera légers – au propre comme au figuré.
Une chanson me vient à l’esprit à ce propos, pour illustrer ce que je viens de dire et terminer par là cet article – que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire.
