FAIRE LA DIFFÉRENCE ENTRE LES ÉPREUVES NÉCESSAIRES ET LES ÉPREUVES INUTILES

Dans mon précédent article je développais le sujet de la zone de confort et de la nécessité d’en sortir pour continuer de croître et d’élargir le champs de nos expériences terrestres.
Voici la suite où je vais parler de l’inconfort « évolutif » ou constructif, et en quoi il diffère de l’effort inutile qui nous mène à une impasse.
Quand nous sommes alignés sur la route qui est censée être la notre et vibrons à l’unissons du plan que notre âme a conçu pour nous, le chemin se fluidifie et nous devenons de plus en plus légers et enthousiasmés. Les choses se font presque sans effort et nous obtenons généralement tout ce que nous désirons.
Pour le petit scoop, je dois dire que nous obtenons toujours ce que nous voulons, simplement la plupart du temps nous n’en sommes pas conscients car nous avons du mal à faire le tri dans nos désirs conscients et inconscients, et à séparer ce que veut notre ego (motivé par la peur et l’attachement au connu) de ce que veut véritablement notre âme (qui veut expérimenter ce pour quoi elle s’est réincarnée ici).
C’est là où réside la principale difficulté qui pourrait nous empêcher de suivre d’emblée le chemin de la fluidité. Et qui fait que nous sommes amenés à passer par des sortes de « passerelles » de zones d’inconfort où nous avons temporairement l’impression de nous être trompés de chemin et de nous heurter à un mur. Les difficultés qui se dressent sur notre chemin nous apprennent à lâcher prise et à faire confiance au bon déroulement du « plan ».
Il faut avoir atteint un très haut degré de conscience et d’évolution pour lâcher prise de la sorte, et la plupart du temps les peurs, les regrets et les désirs contradictoires brouillent notre capacité à « lire » les grands signes du destin et à avancer sereinement sur notre nouveau chemin, sans constamment se retourner en arrière pour faire des comparaisons avec « ce qui a été ».
L’attachement à notre sécurité passée – fut-elle illusoire – est tenace et la période de transition peut être source d’angoisse et de sentiments de tristesse et de perte. En quittant le connu pour nous jeter dans l’inconnu nous devons généralement passer par l’étape du deuil. Même quand nous quittons une situation médiocre pour aller vers quelque chose de beaucoup plus satisfaisant, le deuil est presque incontournable.

Dans le Tarot de Marseille il y a un arcane qui symbolise cette étape de deuil et de transition – de la mort symbolique de quelque chose amené à se transformer. C’est l’Arcane sans nom, que certains appellent à tort « La Mort ».
Car il ne s’agit en aucun cas d’une mort dans le sens littéral du terme, mais bien d’une transition – avec tout l’inconfort que cela implique. Pour que quelque chose de nouveau puisse naître, l’ancien doit lui céder la place. Mais cette place, il ne la cède pas en disparaissant totalement. Rappelons-nous, rien dans la nature ne se perd mais tout se transforme.
Aussi, la nouvelle situation sera-t-elle véritablement créée – dans toute sa splendeur énergétique – une fois le deuil de l’ancienne achevé. Dans l’Arcane sans nom ce deuil est symbolisé par les éléments qui sont « coupés » avec une faux pour être ensuite incorporés dans la terre du renouveau.
Pour que la nouvelle réalité émerge, un processus – presque alchimique – doit s’accomplir. Et qui dit « processus », dit « temps nécessaire » – à sa maturation, son déploiement et son accomplissement. Nous avons généralement besoin d’un peu de temps pour renaître à une vie nouvelle, quelle qu’elle soit.
Mais à la différence de la terre qui dort durant l’hiver et attend que les résidus de l’ancienne récolte se transforment et la nourrissent, nous humains, ne nous mettons pas en stand by durant ce processus. Notre vie, plus ou moins active, doit continuer.
Dans ce laps de temps que dure la transition nous continuons ainsi à faire des « choses » et à prendre des initiatives, plus ou moins importantes, en direction de nos nouveaux projets. Il arrive souvent que ces premières initiatives soient maladroites et ne donnent pas de résultats spectaculaires.
C’est là où nous pouvons généralement vivre les plus grands moments d’inconfort et de découragement – où se mêlent deuil, regrets du passé, doutes et peur de l’avenir.

Cette période est curieuse car elle nous fait « switcher » entre le sentiment d’exaltation où nous nous sentons revivre, et le sentiment de désespoir où nous nous sentons totalement perdu.
Quand c’est l’heure de l’exaltation, nous nous sentons totalement excités par les nouvelles possibilités qui s’ouvrent à nous et alignés sur le chemin de notre âme. Quand c’est l’heure du désespoir, nous sommes tentés de regretter notre choix en voulant retourner dans le passé et que « tout redevienne comme avant ».
Mais comme la vie ne va pas en arrière – et le retour dans le ventre maternel est impossible – nous avançons. Pas le choix! – pensons-nous. Pourtant, c’était notre choix de nous retrouver ici. Mais nous voilà envahis par le doute: « Était-ce vraiment ce choix-là que j’avais fait? »
Car parfois la situation concrète de transition présente quelques point d’inconfort qui ne cadrent pas avec la vision majestueuse de la vie à laquelle nous aspirons – et que nous avions dessinée dans notre imagination. Il pourrait même nous sembler que nous nous éloignons à grand pas de tout ce dont nous rêvions jusqu’ici.

Dans ce cas, comment savoir si nous vivons simplement un inconfort temporaire – une sorte de passerelle censée nous aider à nous engager durablement dans notre nouvelle vie – et non une série de situation bloquées qui nous mettent devant u mur infranchissable rendant tous nos effort douloureux et vains.
La réponse, comme d’habitude, est contenue dans la question. L’inconfort actuel est une passerelle. Comment en être sûr? C’est très simple. Il suffit de se poser quelques questions et d’écouter attentivement les réponses de votre Moi profond.
Au milieu de l’inconfort vivez-vous des sentiments d’exaltation, de joie et de gratitude? Vous sentez-vous revivre? Comme si vous étiez sur un socle de rechargement et que vos batteries étaient lentement en train de se remplir? En dépit des épreuves, trouvez-vous des avantages à votre situation actuelle?

Si la réponse à tout cela est « oui », même partiellement, c’est qu’il s’agit d’un inconfort évolutif et nécessaire. Il est nécessaire à votre transition, pour vous aider à vous engager réellement dans cette nouvelle vie, en laissant le passé derrière vous. Il est censé vous mettre au défi de persévérer dans la direction choisie en faisant confiance à votre destin. Vous verrez que plus votre confiance et votre engagement augmenteront, plus le chemin se fluidifiera, se dégagera et s’allégera.
Dans cette perspective, la fluidité du chemin dont je parlais précédemment n’est pas incompatible avec l’inconfort parfois nécessaire à l’alignement sur notre nouvelle route. L’inconfort est dû à la résistance à nous engager véritablement dans la nouvelle direction. Résistance due au processus de deuil qui doit finir de s’accomplir – et cela peut prendre un certain temps, ce qui est tout à fait normal pour la plupart d’entre nous.
En revanche, si vous êtes constamment découragé et avez l’impression qu’un mur en béton vous plombe du matin au soir, si vous vous sentez en permanence vidé de votre énergie et en mauvaise santé (la santé est un excellent baromètre), c’est que l’inconfort que vous vivez n’est probablement pas le « bon » et que la direction choisie ne plaît pas vraiment à votre âme.
Votre âme a envie de chanter et de rire sur son chemin. Alors, même s’il vous fallait surmonter certains obstacles, votre Moi supérieur vous encouragera à le faire en vous amusant et non en souffrant et en trimant.
N’oublions pas que même dans l’inconfort évolutif et temporaire nous restons les créateurs inspirés et joyeux de notre vie!

Si vous avez besoin d’une consultation personnalisée, n’hésitez pas à me contacter, je serai ravie de vous aider à éclairer votre chemin!
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