ACCEPTATION ET CHOIX

LES INGRÉDIENTS DE LA TRANSFORMATION

Comment vous sentez-vous aujourd’hui? Y a-t-il quelque chose qui vous dérange actuellement dans votre vie? Etes-vous satisfait de votre existence, à cet instant précis? Avez-vous envie de modifier quelque chose dans la réalité qui vous entoure?

Pensez-vous que si certaines personnes se comportaient différemment avec vous, vous seriez plus content.e, plus serein, plus heureux? Que si certains événement se déroulaient différemment vous seriez plus épanoui dans votre vie?

Pensez-vous que vous êtes « quelqu’un de super » et que le monde est plein de « cons »?Ou, à l’inverse, que vous êtes une personne « ignoble » entourée de personnes gentilles, et vous vous demandez comment elles arrivent à vous supporter?

Par où commencer si je veux transformer les circonstances de ma vie? Si je veux que les personnes autour de moi se comportent différemment? Si je veux vivre autre chose que ce que je suis en train de vivre? (attention, la dernière question est un piège!)

Dans un précédent article je disais que la réalité objective n’existe pas car chacun vit dans sa propre « bulle de réalité » percevant le monde qui l’entoure à travers ses propres filtres d’observation qui ne sont jamais neutres. Parmi les 7 milliards de personnes qui vivent actuellement sur notre belle planète Terre, il n’y a pas deux qui possèdent des filtres identiques. Ce qui fait que nous avons plus de 7 milliards de réalités différentes au même endroit. Étonnant, non?

Pourtant, comment se fait-il que nous nous retrouvons tous ensemble et que certains d’entre nous partagent les mêmes expériences? D’abord, les « mêmes expériences » s’avère être, encore une fois, une notion très relative. Nos expériences peuvent se ressembler en apparence mais seront toujours différentes. Je peux observer le « même » lever du soleil avec mon partenaire, chacun de nous le verra différemment et vivra cette expérience à sa propre manière qui différera de la manière dont l’autre personne la vit. Nous aurons partagé simplement l’espace où nos réalités se sont manifesté simultanément.

La communion dont tout le monde rêve, n’est finalement pas ce que l’on croit. Communier ce n’est pas fusionner nos réalités – puisque dans les « faits » cela s’avère impossible. Je peux vivre ta réalité uniquement si je suis à ta place, si j’ai le même angle de vue que toi. Or, je ne peux être à ta place au même moment car à ce moment-là je suis à la mienne. Nous partageons simplement l’espace où cela se produit. Nos réalités respectives peuvent, au mieux, se compléter – et parfois se rejoindre, quelque part au milieu du pont – mais ne seront jamais identiques.

Pourtant, les philosophies anciennes ne nous apprennent-elles ce que désormais la physique quantique commence à découvrir – qu’à un niveau métaphysique nous ne sommes tous qu’Un? Certes, et ce n’est pas une contradiction – nous faisons partie de la même Source et sommes reliés en permanence, mais nous occupons des « postes d’observation » différents. Tout comme mon œil gauche est situé à gauche sur mon visage et mon œil droit est sur la droite – pour mieux voir le tout, chacun de nous est positionné à différents endroits de la « réalité » afin d’englober l’ensemble de l’expérience terrestre et avoir ainsi une meilleure vision de la totalité.

Comme je le disais déjà précédemment, « nous sommes comme un miroir brisé en milliards de morceaux et chaque morceau fait partie du même grand puzzle » et reflète une petite part des autres parties. Toutes les vérités sont des vérités partielles. Et tous les paradoxes peuvent être conciliés.

Mais cela ne peut se faire qu’à condition que les différentes parties collaborent à la réalisation du Tout. Mon œil gauche ne pensera jamais à mener la guerre à mon œil droit parce que ce dernier ne voit pas la même chose. Mais utilisera l’information pour compléter l’image afin d’avoir une meilleure clarté du tableau final.

Or, que faisons d’habitude nous, humains, ignorant être les reflets -et les compléments – les uns des autres? Nous nous combattons à cause de nos points de vue divergents, chacun reprochant à l’autre d’être à la place où il se trouve. Oubliant qu’à ce moment précis il ne peut être qu’à cette place-là. Tout comme nous, à ce même moment, ne pouvons être qu’à notre place. Sinon, rien de tout cela n’aurait de sens.

La physique quantique est en train de prouver que les caractéristiques du monde qui nous entoure ne se manifestent que sous l’effet de l’observation. Que nous ne savons même pas si le monde – tel qu’on le connaît – existerait si personne ne se tenait de l’autre côté en tant qu’observateur, pour l’investir de ses attentes et intentions. De ses projections, en somme.

Nous créons de ce fait le monde qui nous entoure par ce que nous en pensons. Rappelons-nous le premier principe hermétique: « Le Tout est Esprit ; l’Univers est Mental ». Tout se crée d’abord dans notre esprit avant de se manifester à l’extérieur de nous. Nous ne reconnaissons et ne sommes capables de voir à l’extérieur de nous que ce qui existe déjà dans notre esprit – et s’il existait autre chose, de toute façon nous n’en verrons rien: cela reste en dehors de notre réalité, dans une réalité que l’on peut qualifier à juste titre de « parallèle ».

Où je veux en venir en vous racontant tout cela?

Si nous sommes les créateurs de notre réalité, tout ce qui nous entoure – en particulier les autres personnes que nous croisons – a été manifesté par nous et cela est le reflet de nous-même, de notre esprit en quelque sorte. D’instant en instant, ce qui nous entoure et nous arrive reflète précisément l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons dans l’ici et maintenant.

« Chaque personne, tous les événements de ta vie, sont là parce que tu les as attirés là. Ce que tu choisis de faire avec eux n’appartient qu’à toi. »

Richard Bach, « Illusions »

Par conséquent, nous ne pouvons jamais modifier notre réalité existante en combattant les circonstances extérieures – ou en menant la guerre aux personnes qui nous entourent. Puisque tout cela est notre reflet. Le notre, pas celui de notre voisin. Pas celui de notre compagnon ou compagne, pas celui de notre enfant.

De ce fait, la meilleure façon de modifier une réalité existante qui ne nous satisfait pas est de modifier ce que nous y projetons. Le travail ne doit pas s’effectuer sur le miroir, mais sur la personne qui se tient devant le miroir: cette personne, c’est nous-même! Comme disait quelqu’un, si j’attends que le miroir me sourie en premier, je risque d’attendre longtemps!

Concrètement, on pourrait résumer ce mécanisme ainsi: si je constate chez l’autre un comportement qui me déplaît, ou dans mon environnement une situation qui me « tape sur le système » (les deux étant souvent liés), alors je m’attelle à… corriger mes propres défauts, mes propres failles – mes propres filtres. Mon attitude. Mes attentes. Mes pensées au sujet de ce comportement, ou de ces circonstances désagréables.

Je me pose la question: « Qu’est-ce que cela vient m’apprendre sur moi-même, sur mon état d’esprit et mes choix? En quoi j’ai contribué à ce que cette situation se manifeste là, devant moi, à cet instant précis? Il n’est pas obligatoire de pouvoir répondre à ces questions tout de suite. En revanche, elles sont utiles pour accepter pleinement la situation et admettre notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive.

Cela pourrait sembler contre-intuitif, mais en réalité c’est très évolutif. Je dirais même que c’est un principe de génie! Cela nous sort de la position passive de victime des autres et des circonstances et cela ouvre la voie royale vers la transformation de notre réalité, d’instant en instant. Nous devenons acteurs de notre vie, au lieu d’en être juste les spectateurs. Ou plutôt, nous devenons les (co-)créateurs de notre réalité.

Au début de ce processus, il y a une étape absolument essentielle à ne pas négliger – sous peine de se fourvoyer. Cette étape c’est l’acceptation totale de ce que l’on vit dans l’ici et maintenant. Sans acceptation, il n’y a aucune chance de modifier ne serait-ce qu’un brin de réalité. L’acceptation va de pair avec la responsabilité.

En acceptant de me trouver précisément dans ces circonstances de vie ou face à cette attitude d’une personne connue ou inconnue – même si elles ne me plaisent pas – j’admets que je les ai « créées », qu’elles sont le reflet de ce qui existe déjà dans mon esprit, que j’en sois conscient ou non.

Si je crois, par exemple, qu’en ce moment je suis super tranquille et détendu dans mon quotidien, mais que dans les faits je me heurte partout autour de moi à des personnes mal lunées, énervées et qui me crient dessus, je ferais mieux de me poser la question si je suis vraiment « nickel nickel » ou si je me mens à moi-même en essayant de refouler mon impatience ou ma colère que je n’ose pas exprimer.

Une fois que j’ai admis cela et que je suis totalement à l’aise avec l’idée, de ma propre responsabilité, je peux faire le choix de modifier ce que j’émets. Je me mets face à mon « reflet » et je change d’attitude. Tout simplement. Je commence à me comporter comme j’aimerais que l’autre se comporte. Je commence à me comporter comme si les circonstances étaient différentes. Je ne suis plus dans la réaction de ce qui m’arrive, mais dans la création de ce que j’aimerais voir m’arriver.

Et surtout, je fais abstraction du résultat. Je m’occupe uniquement de mon comportement et je laisse le « reflet » faire ses choix ultérieurs – je laisse l’environnement être ce qu’il est, à cet instant précis. Je n’essaie pas de le changer. Non, c’est moi qui vais me changer.

Parfois le résultat est visible immédiatement. Et parfois cela prend un peu plus de temps. En parlant des reflets, c’est un peu plus complexe que cela, car notre « reflet » possède – tout comme nous- un libre arbitre. Mais je ne vais pas vous embrouiller davantage avec cela à ce stade.

L’exemple que j’aimerais vous donner tout de suite est encore issu de mon propre vécu. D’ailleurs, c’est ce micro-événement qui m’a inspiré le sujet de cet article.

L’autre jour je suis sortie en bas de chez moi chercher une bouteille de vin. Je n’ai rien pris d’autre et, ma bouteille dans la main, je me suis arrêtée à la boulangerie avant de remonter chez moi. J’étais un peu pressée mais comme il n’y avait qu’une seule personne devant moi, je me suis dit que ça irait vite. Eh bien, la caissière avait un problème avec le terminal de paiement et l’attente s’est éternisée. La dame devant moi – qui n’avait pas de monnaie et qui voulait absolument son pain – montrait des signes d’impatience et bientôt de gros énervement. Elle ne tenait plus en place, faisait des grimaces, ne cessait de râler, et sa colère montait d’instant en instant. Je sentais que je commençais moi-aussi à m’énerver de plus en plus car le problème technique ne semblait pas près de s’arranger et la cliente ne semblait pas vouloir lâcher l’affaire.

J’étais sur le point de lâcher moi-même l’affaire quand tout d’un coup j’ai pensé à l’histoire des reflets – en ce moment je suis à fond sur la physique quantique. J’ai fait le choix conscient d’accepter la situation, et surtout de modifier ma position d’observatrice de ma réalité.

J’ai d’abord fait un sourire à la dame énervée devant moi -pour la rassurer, entre autres. Elle était peut-être en train de projeter sa propre réalité sur moi, me voyant aussi énervée qu’elle et pensant que j’allais la juger de bloquer ainsi la file d’attente.

J’ai donc commencé à me détendre et à accepter pleinement la situation. Et j’ai continué tranquillement à faire la queue, mon énervement en moins, en projetant toutes mes belles pensées sur la dame.

Et vous savez quoi? Dans les minutes qui ont suivi j’ai remarqué que la dame a commencé, elle aussi, à se détendre. Ensuite elle m’a dit: « Tiens, j’aurais dû prendre une bouteille de vin moi aussi. Comme je vous envie. J’en aurais bien besoin là. » On a ri toutes les deux. Quelques instants plus tard la boulangère a enfin annoncé que le problème était résolu. La dame est repartie avec sa carte bancaire et sa baguette de pain.

Comme je voulais moi aussi payer par carte, j’ai juste pensé: « J’espère que ça ne va pas se bloquer de nouveau. » La boulangère m’a dit : « Vous avez de la chance, ça vient juste de se débloquer. Nous n’avons jamais eu une panne pareille. »

Cette petite histoire ne s’arrête pas là. La suite est venue la semaine suivante, quand je suis de nouveau descendue chercher une bouteille de vin (je déteste faire de grosses courses). Cette fois-ci je me suis arrêtée prendre un croissant à la boulangerie avant d’aller à l’épicerie. En pensant au vin, j’ai brièvement pensé à la dame de l’autre jour et comment j’avais réussi à faire « l’exercice quantique ».

Et – devinez quoi! – en arrivant à la boulangerie, je me suis retrouvée nez à nez avec la même dame! Qui avait encore un problème avec sa carte bancaire – cette fois-ci la boulangère avait tapé le mauvais montant sur le terminal et elle était en train de corriger l’erreur. Le montant n’est pas passé car c’était un chiffre énorme – plutot inhabituel comme situation. On dirait que cette dame était abonnée aux situations inhabituelles -ou simplement était-elle alignée sur les « mauvaises » énergies? La boulangère avait-elle stressé en voyant encore cette dame arriver, en projetant sa réalité -conditionnée par le mauvais souvenir qu’elle en avait- sur elle?

En me voyant, la dame m’a reconnue tout de suite et m’a fait un grand sourire, en me disant: « Heureusement que vous êtes arrivée, grâce à vous c’est en train de s’arranger! » 🙂 Et elle a ajouté: « Vous n’avez pas votre bouteille de vin cette fois-ci? » On a éclaté de rire et ensuite elle a voulu se présenter. On a ainsi fait connaissance. Sa petite parcelle de réalité a été visiblement modifiée et la mienne aussi.

Comme quoi cela fonctionnait vraiment! J’ai trouvé ce petit clin d’œil de l’Univers excellent!

Si nous ne voyons que ce que nous connaissons – et qui est souvent enfermé dans nos vieux schémas de fonctionnement-, comment pouvons-nous voir quelque chose de nouveau? Si nous nous comportons toujours de la même manière, comment pouvons-nous espérer que quelque chose dans notre réalité change?

Je disais plus haut, que la question de la satisfaction de notre situation actuelle est un piège. C’est un paradoxe plutot. Car nous sommes invités à nous transformer et à transformer notre situation de vie tout en nous acceptant inconditionnellement, avec tout le contexte de notre vie actuelle – à cet instant précis. Nous sommes invités à nous satisfaire – pour de vrai – de ce que nous avons déjà, pour en recevoir plus!

Je disais aussi que tous les paradoxes peuvent être conciliés. Et il y a ici un grand paradoxe qui se dégage, qu’il me semble très important de souligner. Plus nous accepterons et aimerons nos circonstances de vie actuelles – et les personnes qui ont ce fameux comportement qui nous dérange -, plus nous serons en mesure de les voir se transformer.

Comme j’aime le répéter, l’amour n’est autre chose que du courage en action. Le courage de prendre de la hauteur, de sortir de son cadre étriqué, d’enlever ses œillères, de changer de perspective. Pour choisir de se comporter différemment face à nos multiples versions! En n’oubliant pas que les autres, c’est nous! Encore et toujours!

Nous nous heurtons à nous-même à chaque coin de rue. Et si parfois ce que nous voyons ne nous plait pas, c’est un signe que nous n’acceptons pas et n’aimons pas inconditionnellement la personne qui se tient devant le miroir – avec tous ses comportements « dérangeants ».

Nous n’avons cependant pas besoin de lui faire la guerre. Mais de la voir. Sans filtres, dans sa version la plus lumineuse. Nous devons accepter son ombre comme faisant partie de l’équation, mais nous concentrer – mettre le focus – sur sa lumière. Alors et alors seulement, elle va se transformer dans sa belle version lumineuse – ou plutôt, deviendra ce qu’elle a toujours été, au plus profond d’elle!

« Je vais vous dire une vérité tout à fait choquante: vous n’avez pas à changer le monde mais à aimer le monde! Et, pourtant, nom d’une pipe, vous ne voulez pas aimer le monde, vous voulez le changer! Savez-vous ce qu’aimer signifie? Aimer, c’est voir. Voir. Comment pouvez-vous aimer ce que vous ne voyez même pas? »

Anthony de Mello, « Quand la conscience s’éveille »

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