PROJECTION, HONNÊTETÉ ET VIBRATION

C’est la suite de mon précédent article où je vais poursuivre ma réflexion sur les projections et comment l’extérieur cherche en permanence à valider et à compléter notre monde intérieur.

Au final, ce que je fais aux autres c’est à moi-même – pour moi-même – que je le fais, et c’est loin d’être une simple philosophie. Ce n’est pas de la spiritualité « New Age ». C’est une réalité. Si celle-ci ne vous plaît pas – eh bien, changez-là! Changez-vous!

Mais pour avoir le pouvoir de vous changer, encore faut-il avoir le courage de vous regarder dans le miroir et l’honnêteté d’admettre qui vous êtes vraiment. De quoi vous avez peur. Quelles sont vos vrais désirs et motivations – au-delà des apparences que vous cherchez constamment à sauver. Au delà de l’image partiellement fausse et fortement édulcorée que vous cherchez sans cesse à montrer aux autres – y compris à vous-même. En balayant votre vraie nature sous le tapis.

Et si vous rejetez vos reflets, si vous cherchez à constamment fuir ou briser le miroir, vous ne saurez jamais qui vous êtes et quelles sont vos vraies motivations. Ni de quoi vous êtes réellement capable – le bon comme le moins bon.

Vous ne pourrez pas évoluer au-delà de l’image partielle que vous cherchez à protéger – car vous ne récupérerez jamais vos projections – et la réalité qui vous entoure ne sera jamais à votre goût. Il manquera toujours quelque chose pour que vous vous sentiez heureux et épanoui.

Et vous aurez toujours une excuse pour ne pas faire ce que vous voulez vraiment. « Je n’ai pas le choix, je dois me sacrifier pour eux. » Sauf que ces « eux », c’est encore moi qui les a « créés »! Donc, ce « sacrifice » sert – encore et toujours – l’un de mes objectifs ou besoins, quel qu’ils soit.

« Je n’ai pas le choix » n’existe pas comme option. Tout ce que je vis est mon choix. Libre et consenti. Toujours. Mais comme je n’aime pas choisir – choisir peut être réellement souffrant -, je préfère me créer l’illusion que quelqu’un d’autre « m’oblige » à faire ce choix.

Je me persuade que si cet autre – cette circonstance – n’existait pas, j’aurais choisi autre chose. Sauf que – laissez-moi encore remettre les choses dans le bon ordre! – ces circonstances existent parce que j’ai fait précisément ce choix-là et pas un autre. Vous me suivez? Je fais d’abord mon choix, et le décor se crée ensuite autour de ce choix. Et non pas l’inverse.

Il y a quelques années je suis partie en vacances dans mon pays d’origine. J’ai pris un billet d’avion pour 15 jours, mais je suis restée pas moins de… 4 mois! A l’époque je me disais que c’étaient les autres et les circonstances qui m’y avaient obligée. Je me disais que je n’avais pas le choix. Je le croyais vraiment et de l’extérieur cela paraissait vrai.

Par exemple, ce n’est pas moi qui avait choisi qu’un membre de ma famille tombe et se casse le bras juste la veille de mon départ – « m’obligeant » ainsi à annuler mon vol de retour le lendemain pour être auprès de ma famille – car on avait besoin de moi et je ne pouvais simplement pas ne pas rester. Ce n’était même pas moi qui avait « choisi », un mois plus tard, de chuter dans un escalier en me foulant sacrément la cheville – ce qui m’a immobilisée au-delà du « délai » prévu pour mon retour et m’a donc encore empêchée de rentrer.

Sauf que, inconsciemment je n’avais pas envie de retourner en France tout de suite et au fond de moi je cherchais une bonne occasion pour ne pas repartir et avoir le temps de réfléchir à mon avenir. Ma relation était en crise à l’époque et la personne avec qui j’étais en couple avait exprimé plusieurs fois le désir de me quitter. On s’était même disputé la veille de mon départ – au lieu de passer une soirée tendre et romantique, comme le font généralement les gens qui s’aiment devant la perspective d’être séparés pendant 15 jours.

Autant dire qu’au fond de moi je n’étais même pas persuadée que quelqu’un m’attendrait encore à mon retour – tellement de l’autre coté on me montrait qu’on ne tenait pas vraiment à ce que je sois là. C’est ce que je percevais du moins. Je pensais que mon absence serait un soulagement pour la personne qui partageait ma vie. Au lieu de ça elle m’a dit: « Tu m’abandonnes. »

Si à l’époque je savais tout ce que je sais maintenant, j’aurais entendu ces mots différemment. Quand l’environnement essaie de vous délivrer un message, écoutez-le! Aussi désagréable qu’il puisse vous sembler dans sa forme « brute », il pourrait être vrai. Mais aussi, écoutez-vous quand vous parlez aux autres. Car ce que vous leurs dites, peut être tout aussi valable pour vous.

Puisqu’on ne sait toujours pas si c’est la poule qui apparaît en premier ou bien l’œuf. Est-ce que je projetais ma peur de l’abandon sur cette personne ou était-ce elle qui projetait sa peur de l’abandon sur moi? Les deux, probablement.

Le fait est que nous avons eu pour résultat de nous retrouver séparés pendant 4 mois – du moins physiquement – , même si l’on s’obstinait à affirmer que c’était la faute des « circonstances » et des autres personnes dans nos vies respectives – de nos familles, de nos « obligations », et bla-bla-bla… On se faisait mutuellement les mêmes reproches: « Tu m’abandonnes! – Non, c’est toi qui m’abandonne. » « Si tu voulais vraiment être avec moi, tu serais là! » Effectivement. Sauf qu’on a contribué ensemble à ce que personne ne soit là. Par les choix que nous avons faits – peu importe s’ils étaient conscients ou non.

Quand les deux personnes courent dans deux directions opposées, il est évident qu’ensemble elles ont fait le choix de ne pas être ensemble. Et peu importe les raisons. Notre réalité se crée en fonction de nos choix. Peu importe ce que vous affirmez vouloir, la réalité qui vous créez témoigne mieux de vos véritables choix que les mots que vous prononcez.

Puisque je sais maintenant que c’est nous qui créons notre réalité, il est évident que si l’on avait mis de côté nos peurs et nos protections, et que l’on avait choisi d’être ensemble, on ne se serait même pas séparés pour ces 15 jours et tout ce qui s’en est suivi ne se serait probablement jamais produit. Or, en projetant l’abandon sur l’autre, nous avons choisi la fuite – chacun à sa manière. Un mécanisme du genre « je te quitterais avant que tu ne me quittes ». Et même si objectivement les circonstances semblaient être en dehors de nous, c’est nous qui avons permis à ces circonstances de se manifester et de devenir une réalité qui matérialisait ce qui se jouait à l’intérieur de nous – notre peur de l’abandon et le désir de fuir pour se protéger. Entre autres.

J’aurais pu très bien affirmer (tout comme l’autre personne): « Si je voulais être avec toi, je serais là. » Mais aussi: « Si je voulais être avec toi, tu serais là. » Non, ce n’est pas une erreur de frappe. Parce que si une personne, une chose, une circonstance n’est pas dans votre réalité – même si vous le voulez très fort -, c’est que vous bloquez quelque part. Vous le voulez peut-être consciemment. Mais une partie de vous ne le veut pas, ou a peur, ou n’est pas prête. Ou n’en a simplement pas besoin. Etc. Comprenez-vous ce que je veux dire?

Quand je suis prêt et que je veux vraiment quelque chose, je fais un choix catégorique et mes actions sont alignées sur ce choix – et cela arrive. Tout simplement. Sans tous ces obstacles insurmontables. Bien sûr, il peut y avoir parfois quelques obstacles, mais ils ne deviennent pas des murs en béton. La réalité voulue se déploie avec beaucoup plus de fluidité.

En revanche, si je fais des mains et des pieds et que le résultat m’échappe toujours, c’est que quelque part je ne le veux pas tant que ça – en tout cas, je n’ai pas fait de choix catégorique dans cette direction. C’est qu’une partie de moi ne le veut peut-être pas – autant que l’autre partie le veut. Je peux le vouloir tout en le repoussant.

Alors, si quelqu’un vous « abandonne », avant de lui faire des reproches, demandez-vous d’abord quelle est la partie en vous qui veut secrètement que l’autre s’éloigne. En quoi cet « abandon » répond à votre besoin de mettre l’autre à distance ou de le fuir. Vous pourrez être surpris de constater que l’autre vous abandonne autant que vous l’abandonnez. Le « sens unique » n’existe pas dans une relation, quelle qu’elle soit. Autrement dit, chacun des partenaires y trouve toujours son compte.

Nous obtenons toujours ce que nous voulons vraiment. Toujours. Et le mot-clé ici est vraiment. Cela suppose un choix actif et non une oscillation constante entre « je veux » et « je ne veux pas ». Aujourd’hui je veux et le lendemain je ne veux plus. Ce n’est pas très sérieux ni très convaincant. Alors, comme l’univers n’est pas convaincu, il ne nous donne pas ce que nous ne sommes pas sûrs de vouloir. C’est logique!

L’environnement est très coopératif et il répond toujours à l’appel de notre inconscient. Notre être profond aspire à l’entièreté et à la cohérence. Il cherche à harmoniser toutes les facettes qui le constituent – et par conséquent cherche à harmoniser en permanence l’intérieur et l’extérieur.

Si je dis vouloir être avec quelqu’un mais qu’en même temps je fais tout pour ne pas être avec ou que je vois cette personne s’éloigner en permanence de moi – c’est qu’au fond j’émets une vibration tout à fait à l’opposé de ce que je prétends vouloir.

Si je veux de l’amour mais que je vibre la peur, je peux matérialiser ce dont j’ai secrètement peur. Pourquoi? Si nous avons peur de quelque chose, nous agissons souvent en fonction de notre peur – par la protection, le repli, l’agressivité ou la fuite. Nos choix sont donc orientés vers le scénario qui confirme nos peurs et nous nous comportons comme si ce dont nous avions peur était déjà là. Donc, la réalité vient répondre à ce que nous avons émis. Si j’ai peur de perdre l’autre, je peux faire inconsciemment (et parfois même consciemment) le choix de le perdre.

Si je prétend aimer toutes les personnes autour de moi mais que je me heurte constamment à la haine et au rejet, c’est que quelque part je ne vibre pas réellement sur la fréquence de l’amour. Plus exactement, je porte aussi la fréquence opposée et à ce moment-là je mets le focus sur la haine ou la peur, plutôt que sur l’amour. Dans ce cas, mon environnement – mon extérieur – vient me le montrer en se synchronisant avec ce qui se passe réellement à l’intérieur de moi. Il vient simplement rétablir l’équilibre et la complétude du tout.

La vibration ne ment jamais. Raison pour laquelle si vos mots ne sont pas en cohérence avec vos intentions, on ne captera pas ce que vous dites mais ce que vous émettez comme énergie. 

Je disais dans un précédent article que l’univers entier fonctionne sur le principe des polarités. Dès qu’un élément – personne, phénomène, événement, situation – se manifeste dans notre réalité, il vient avec son pôle opposé. Sinon il n’existerait pas, tout simplement. La même chose est bien sûr valable pour nous et notre personnalité. Si nous existons sur cette planète, nous venons ici avec une multitude de pôles opposés – des paradoxes et des contradictions faisant partie de notre essence ou de notre caractère. L’ombre et la lumière ne peuvent être séparées car l’une n’existerait pas sans l’autre.

Si nous n’acceptons pas une facette de notre personnalité, si nous la nions, l’ignorons ou la détestons – nous la verrons constamment se manifester à l’extérieur de nous, souvent dans notre environnement proche. La plupart du temps c’est valable pour nos côtés « négatifs » mais il peut s’agir aussi des qualités ou des aspects lumineux que nous sommes simplement persuadés de ne pas avoir – mais que nous reconnaissons très bien chez les autres. Nous ne pourrions cependant rien voir à l’extérieur de nous si cela n’existait pas déjà en nous.

Ce principe est très clairement illustré en astrologie lorsqu’on évoque l’aspect de l’opposition: ce sont deux planètes situées à 180 degrés l’une de l’autre, dans des signes opposés – qui se font donc face.

Pourquoi les contraire s’attirent-ils? De un, parce qu’ils vibrent sur la même fréquence et de deux, parce qu’ils se complètent et portent en elles le potentiel de complétude et d’harmonisation. Ce sont les deux pôles opposés d’un seul et même axe – les deux faces d’une même pièce.

Raison pour laquelle en astrologie l’aspect de l’opposition implique deux signes « opposés » qui se font face mais qui sont situés dans des signes compatibles: Lion-Verseau, Cancer-Capricorne, Bélier-Balance, Taureau-Scorpion. Tous ces couples de signes en opposition ont des qualités similaires mais qui s’expriment différemment.

Par exemple, le Lion est aussi généreux et égocentré que le Verseau, et a besoin de son « public » (même s’il ne s’agit pas du même public); le Cancer est aussi loyal envers sa famille que le Capricorne, et peut être tout aussi radin ou « économe » (bien que pas de la même manière et pas pour les mêmes raisons); le Bélier s’arrange pour que l’autre aille dans son sens, tout comme la Balance (mais en utilisant des méthodes totalement opposées – l’un dans la directivité et l’autre dans la suggestion ou la douceur); le Taureau est aussi sensuel et possessif que le Scorpion, en plus de ne lâcher jamais rien (l’un étant positionné dans le pôle charnel et l’autre dans le pôle émotionnel), etc.

On peut dire que chacun occupe le côté opposé, et l’harmonisation n’est possible que s’ils se retrouvent au milieu, de façon à se fondre l’un dans l’autre pour parvenir à un vrai équilibre.

Cela rappelle le « ruban de Möbius ». En avez-vous déjà entendu parler?

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Imaginé par le mathématicien August Möbius en 1858, le ruban de Möbius (appelé aussi boucle de Möbius ou ceinture de Möbius) s’obtient en collant deux côtés opposés d’une bande rectangulaire à laquelle on fait subir au préalable une torsion d’un demi-tour. Autrement dit, ce « ruban » ne possède qu’une seule face (et un seul bord) contrairement à un ruban classique qui en possède deux.  Le ruban n’a donc qu’un seul côté mais il paraît en avoir deux.

De même, – pour revenir aux exemples astrologiques – c’est par le signe de notre ascendant que nous nous « montrons » au monde, mais en réalité il est le masque qui cache ce que parfois nous n’admettons pas sur les qualités et défauts de notre descendant – le signe situé en face, qui correspond à la maison VII et qui s’avère être le secteur du couple.

En effet, le descendant correspond au descriptif de notre partenaire réel ou potentiel – il exprime une partie de ce que nous ignorons sur nous ou préférons ne pas révéler au monde. Nous le projetons alors sur notre partenaire – où il devient bien visible pour que nous puissions le combattre à notre guise. Raison pour laquelle la maison VII est aussi celle des ennemis déclarés. Amusant, non?

Nous partageons toujours quelque chose avec les personnes que nous rencontrons. Sinon ces personnes ne se seraient jamais manifesté dans notre réalité. Et plus cela nous affecte et nous fait réagir, plus nous pouvons être sûrs de posséder de bonnes quantités de ce qui nous heurte chez l’autre. La bonne nouvelle est que nous possédons aussi de bonne quantités de ce que nous apprécions et admirons chez l’autre (si, si).

Cela rejoint l’un des principes hermétiques qui stipule que nous recevons ce que nous émettons.

Je ne peux pas t’aimer si tu ne m’aimes pas. Je ne peux pas penser à toi si tu ne penses pas à moi. Je ne peux pas te détester si tu ne me détestes pas. Peu importe à quel point tu penses être différent.e de moi, tu ne te manifesterais jamais dans ma réalité si nous ne vibrions pas – au moins partiellement – sur les mêmes fréquences.

Nous ne sommes pas identiques pour autant. Si nous sommes le reflets les uns des autres, ces reflets nous complètent, ils expriment des facettes de nous-mêmes, des endroits qui se rejoignent pour nous rendre plus complets, plus évolués – pour nous aider à travailler ce qui est resté parfois en sommeil ou inachevé, et nous enseigner la leçon que nous avons besoin d’apprendre pour continuer à grandir. 

J’ai récemment réalisé que si je prétends ne plus jamais entendre parler de quelqu’un mais que cette personne revient sans cesse vers moi, c’est que quelque part je ne l’ai pas moi-même lâchée. 

Comme disait une amie: « Quand tu ne veux vraiment plus entendre ou croiser quelqu’un, crois-moi, il disparaît sans laisser de trace et ne revient jamais. »
Et si ce n’est pas le cas, eh bien, le travail n’est visiblement pas fini: la leçon n’a probablement pas fini d’être enseignée. 

Et la principale leçon que nous aurons à apprendre, peu importe à quelle fréquence nous vibrons, la voici: 

Ce que nous voyons se manifester autour de nous, dans notre réalité est le résultat de ce que nous émettons au plus profond de nous, et des choix que nous avons faits en fonction de cette vibration. Par conséquent, si ce que nous vivons ne nous plaît pas, il nous faut changer de fréquence et faire d’autres choix – afin de modifier le message que nous envoyons à l’Univers! 

Et pour envoyer un message clair, n’oublions pas qu’il nous faut d’abord clarifier nos désirs et motivations à l’intérieur de nous-même. Si nous sommes encore en conflit à l’intérieur de nous, eh bien l’environnement ne manquera pas de nous le présenter de façon bien visible à l’extérieur! Et il nous le présentera autant de fois que nous en aurons besoin pour entendre et comprendre le message subliminal.

Simple et efficace!

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