ET POURQUOI LES PONTS SERONT TOUJOURS PLUS EFFICACES QUE LES MURS

Dernièrement je commence à saisir tout le sens d’une vérité que jusque là je ne comprenais qu’en théorie et de façon abstraite. Ce qui m’aide à l’intégrer désormais est l’enseignement d’une personnalité énigmatique et insolite au nom d’Ivomir (Rimovi). Physicien de formation, il enseigne depuis plusieurs années en Bulgarie une discipline qui réunit la science et la spiritualité en un mélange aussi improbable que passionnant, et qui explique par A + B comment fonctionne l’Univers – et l’être humain au sein de ce même univers. Pour faire très court, je dirais que son enseignement réunit la physique quantique, la biologie, la philosophie et la spiritualité (rien que ça!).
En ce qui me concerne, c’était le chaînon manquant dans tout ce que j’avais appris jusqu’ici dans différents domaines qui, selon le discours officiel devraient s’exclure entre eux. Ivomir a su pourtant les réunir en un ensemble parfaitement cohérent en les décortiquant jusque dans les moindres détails – et en vérifiant en pratique tous ce qu’il a découvert pour que sa théorie ne reste pas uniquement de la théorie.
Le jour où j’ai fait la connaissance de sa discipline j’ai eu l’impression qu’un gros morceau du gigantesque puzzle de ce qui m’avait toujours questionné s’est soudainement remis à sa place. Tellement c’était « ça » que j’en ai eu la chair de poule! Je ne comprenais pas encore tout à 100%, mais ça m’a énormément parlé – encore plus que l’astrologie à l’époque où l’ai réellement découverte il y a 25 ans.
En quoi ce que j’ai découvert a un rapport avec le sujet de cet article? Installez-vous confortablement et continuez à lire.
L’enseignement d’Ivomir s’articule autour de deux principes fondamentaux qui résument le sens de notre expérience sur terre.
Le premier est l’interaction active et permanente avec notre environnement. Ce qui suppose de cesser de s’en protéger et d’assouplir au maximum les filtres à travers lesquels nous percevons la réalité qui nous entoure – nous principes, nos croyances, nos certitudes, nos habitudes, nos « sciences gravées dans le marbre » – pour pouvoir intégrer de nouvelles informations et croître. C’est ni plus ni moins que de s’ouvrir au maximum à l’inconnu et à la nouveauté – sans préjugés et sans penser que nous savons déjà « tout ça ». Accueillir toute nouvelle information qui se présente – en accueillant le messager. Car souvent elle nous vient par le biais d’un « messager ». Souvent nous rejetons cependant d’emblée soit le messager, soit ce qu’il a à nous dire, montrer ou apprendre. Ou les deux.
Le second principe est la sortie systématique de notre zone de confort pour élargir au maximum le périmètre de notre expérience terrestre – par des actions concrètes. Faire des choses que nous n’avons jamais faites. Aller dans des endroits que nous n’avons jamais visité. Agir différemment. Nous challenger à être quelqu’un que nous n’avons jamais été.
Ces deux principes sont étroitement liés et on peut dire qu’ils s’auto-alimentent.

Vous n’êtes peut-être pas sans le savoir que le but de la vie humaine n’est pas exactement de naître, se reproduire, bosser comme un con, prendre sa retraite au bout de 40 ans de CDI, finir de payer ses crédits et mourir. Si nous sommes venus ici, c’est pour vivre un champ d’expériences beaucoup plus vaste – expériences durant lesquelles nous expérimenterons différentes facettes de ce qu’est l’humain et évoluerons au sein d’une réalité subjective que nous allons apprendre à créer de bout en bout.
Nous sommes ni plus ni moins que des apprentis-dieux en fait. Et en tant que tels, durant notre courte existence sur terre nous sommes les explorateurs d’une réalité que nous créons nous-même à 100%. Comment est-ce possible? Eh bien, demandez cela au « grand patron » – qui n’est pas là-haut, comme on a l’habitude de croire (et comme nous l’apprend la religion). Mais qui est partout – y compris en nous-même. Ce n’est pas une métaphore. Nous n’avons pas besoin d’aller dans une église ou un temple pour parler à Dieu (à la Source, au grand Tout – appelez-le comme vous voulez). Nous pouvons parfaitement nous y connecter en nous adressant à notre âme (ou Moi supérieur), ou bien en nous adressant à « notre prochain » – la personne qui se trouve à côté de vous à l’instant même ou vous lisez ces lignes. Si, si.
Quand nous avons décidé de « descendre » dans la matière, et que nous avons créé (ou choisi) tout ce décor adapté à l’expérience que nous avons décidé de vivre, nous avons également choisi et créé notre environnement. Cet environnement sera notre plus grand allié ici-bas et nous aidera à réaliser les expériences que nous sommes venus vivre. Non seulement cette interaction s’avère utile pour atteindre notre but, mais en réalité elle est indispensable – en quelque sorte, elle est le but. Puisque sans environnement et sans interaction avec celui-ci, l’exercice serait aussi sans objet.
Les gens qui nous entourent nous aident ainsi à réaliser ce pour quoi nous sommes venus sur terre en étant simplement eux-même et en se comportant de la manière dont ils se comportent. C’est si simple et en même temps, je dois admettre que c’est un principe de génie. Une fois qu’on a réalisé cela, nous ne pouvons plus en vouloir à qui que ce soit d’être ce qu’il est ou de se comporter de la manière dont il se comporte avec nous. Même si ça nous énerve ou nous exaspère.
Comprenez-vous, la personne qui se tient devant vous à cet instant précis se manifeste dans votre réalité exactement de la façon dont vous avez besoin pour évoluer, pour apprendre ce que vous devez apprendre, pour arriver là où vous êtes supposé aller. Raison pour laquelle une seule et même personne se comportera différemment avec ses différents « reflets ». De même que vous, vous vous comportez différemment avec les différentes personnes que vous côtoyez. C’est si logique, ne trouvez-vous pas?

L’endroit où ce mécanisme est le plus visible est dans les relations parent-enfant. La plupart des astrologues savent (j’espère) que les parents sont décrits dans nos cartes du ciel. En arrivant au monde, l’enfant imprime d’emblée les qualités et défauts des archétypes parentaux inscrits dans son thème de naissance avant même de faire la rencontre de ses vrais parents en chair et en os. Par la suite, il va « simplement » remplir cette trame de ce qu’il « trouve » chez les parents – et qu’il va faire coller à l’image du parent mythique qui existe déjà en lui dès la naissance. Il va ainsi construire bout par bout dans sa réalité cette représentation qui ne sera que la sienne et ne sera pas identique à l’image parentale de ses frères et sœurs par exemple.
Les expériences « objectives » qu’il vivra par l’intermédiaire de ses parents ne feront que sceller de façon totalement subjective ces images archétypales par la suite en le faisant piocher dans le comportement de son père ou de sa mère uniquement les traits et comportements qui collent à cette image pré-imprimée dans son inconscient. Peu importe comment est le parent « en réalité » – il le verra de la manière dont il est décrit dans son thème. Le plus étrange est que le parent se sent « poussé » par l’enfant à se comporter de telle ou telle manière – parfois en totale contradiction avec ses prédispositions naturelles.
Alors est-ce la poule ou l’œuf qui est venu en premier? Visiblement c’est un peu des deux!
Il faut dire que la plupart du temps le parent a la « fonction » dont il a été assigné par son enfant dès la naissance (techniquement bien avant – puisque les enfants choisissent leurs parents avant de naître). Cela veut dire qu’il possède au moins en partie les qualités et défauts dont le dote d’emblée l’esprit de l’enfant. Mais malgré tout, cela n’a rien à voir avec ce qu’est le parent objectivement parlant – du moins, la plupart du temps. À supposer que la réalité objective existe – raison pour laquelle je mets souvent ce mot entre guillemets. Car nous n’en savons rien – aucun de nous n’a jamais rien expérimente d’objectif dans sa vie et ne pourra jamais le faire, tant que nous serons ici-bas. Tel est le paradoxe de l’existence humaine.
Si l’objectivité existait, notre experience sur terre n’aurait pas lieu d’être. Nous sommes ici pour expérimenter le relatif et non l’absolu. L’imperfection et non la perfection. Le chemin et non le but.

Ce n’est absolument pas par romantisme que nous sommes venus jouer à ce jeu, ni pour donner du fil à retordre aux personnages de Dostoïevski ou Gogol. Si nous avons signé pour la subjectivité et l’imperfection, c’est pour amener l’absolu à se vivre dans le relatif. Pour tendre au potentiel infini le miroir de ses milliards de fragments finis, chacun enrichissant le Tout de son expérience unique et subjective.
Même si Dieu est présumé parfait, illimité et omniscient, il lui manque néanmoins l’expérience subjective et limitée de lui-même pour tout connaître. Et s’il est Tout-ce-qui est, il ne peut se connaître qu’en s’opposant à lui-même – en se limitant pour créer une altérité. Certes, dans le monde absolu celle-ci est fictive, c’est une sorte de jeu à cache-cache où la « parcelle de Dieu » apprend à se connaître en interagissant avec ses propres reflets – pour que le Tout puisse se connaître en totalité.
Pour qu’il y ait manifestation il faut qu’il y ait limitation: il faut que la lumière descende dans une forme finie, sous le regard d’un observateur. C’est un principe bien connu de la mécanique quantique: les photons se comportent comme des particules denses en présence d’un observateur, mais s’il n’y a pas d’observateur, ils resteront des ondes indéterminées – qui peuvent se trouver à plusieurs endroits en même temps.
Vu comme ça on pourrait conclure que Dieu aussi est en voie de perfectionnement – comme nous, ses reflets. Il est parfait et imparfait à la fois. Car il sait tout mais ne sait pas ce que c’est de ne pas savoir. Alors sait-il réellement tout? C’est le plus grand paradoxe qui existe! En tant que parcelle de Dieu, nous l’aidons à se connaître et à se voir à travers nous, en lui apportant notre expérience de la limitation.
Cette limitation, nous la vivons en descendant dans la densité de la matière – où nous allons créer notre périmètre d’action restreint au sein d’un espace-temps et qui va inclure un environnement. Cet environnement sera peuplé d’un grand nombre d’autres « joueurs » – qui sont en effet nos reflets, une autre version de nous-même. Le plus drôle est qu’ils sont nos reflets tout comme nous sommes les leurs. Mais tout va bien! Comme disait Marc Auburn, « il faut savoir que dans le monde invisible une chose et son contraire se marient admirablement bien »! Nous pouvons même nous retrouver à être les reflets des reflets de nos reflets. Vous me suivez toujours?

Chacun de nous perçoit la « réalité » depuis son poste d’observation et apporte à ses autres versions l’information qui leur est nécessaire pour vivre une expérience optimale. Cela explique beaucoup de choses.
Cela explique que, comme on l’a dit, une personne dans notre entourage est capable de faire ressortir certains de nos traits de caractère ou comportements qui ne se manifestent jamais avec une autre. Si ces traits sont négatifs nous blâmons la personne d’avoir une mauvaise influence sur nous, de nous taper sur le système, d’être « toxique » (ou de nous rendre toxique) etc. Sauf qu’elle joue le rôle exact que nous lui avons assigné dans notre vie dès le départ (quand elle ne nous montre pas quelque chose qui existe déjà en nous). Et elle joue ce rôle à la perfection. Au lieu de la blâmer nous devrions plutôt la remercier.
« Chaque personne, tous les événements de ta vie, sont là parce que tu les as attirés là. Ce que tu choisis de faire avec eux n’appartient.«
(Richard Bach, « Le messie récalcitrant »)
J’avoue qu’il est plus facile de remercier quelqu’un pour l’énergie « positive » qu’il nous apporte et non l’inverse. Mais celui qui nous apporte du « positif » n’a pas plus de mérite dans notre vie que celui qui nous apporte du « négatif ». L’ombre et la lumière sont les deux côtés d’une même médaille et sont, l’un comme l’autre, issus de la Création. L’ombre est un peu plus « challengeante », aussi devrions-nous remercier encore plus ceux qui nous ont fait du mal ou créé des difficultés.
Dans notre quotidien nous ne voyons cependant pas les choses de cette manière la plupart du temps – normal! D’abord, nous aurons beaucoup de mal à admettre que ceux qui nous blessent, ou que nous détestons, ont quelque chose à voir avec nous, encore moins avec notre évolution.
Oui, nous voulons bien admettre que nous évoluons grâce aux expériences douloureuses, mais en nous « blindant », en devenant plus « forts » et en évitant de reproduire les expériences similaires – ou de côtoyer des personnes qui pourraient nous les faire vivre. Nous renforçons nos protections en disant: « C’est bon, j’ai appris la leçon. On ne m’y reprendra plus! » Nous rangeons alors l’expérience dans un petit tiroir mental où nous l’enfermons à double tour et jetons même la clé. Principe crée et scellé, affaire classée.

Or, en nous transformant ainsi nous n’évoluons pas, mais régressons. En renfonçant de plus en plus les murs qui nous protègent des autres et du monde nous sommes en voie de redevenir des embryons, en quelque sorte. Nous pensons que si nous érigeons des murs plus épais et nous coupons de toute interaction désagréable ou douloureuse, si nous gravons un peu plus dans le marbre les principes issus de nos expériences « transformatrices » nous serons à l’abri et vivrons « tranquilles ».
En réalité, ce qui se passera est que nous ne cesserons de nous rétrécir jusqu’à… disparaître. Mais avant de disparaître nous expérimenterons toutes sortes de limitations plus ou moins graves ou désagréables – allant de problèmes de santé en tout genre aux problèmes de couple et de famille, en passant par des crises matérielles, des échecs professionnels, et autres « tuiles » du genre.
Pourquoi? J’en ai indiqué la raison au début de cet article: notre expérience ici-bas n’a de sens que si nous interagissons activement avec notre environnement – que si nous ne cessons d’élargir notre zone de confort en nous ouvrant aux autres et au monde.
Si nous faisons l’inverse, au bout d’un moment nous allons observer nos limitations nous écraser – littéralement. Car nous avons demandé implicitement à notre environnement – en refusant toute interaction inconnue, risquée ou « désagréable » – de nous aider à réaliser une sorte d’anti-programme. Ce dernier n’est rien d’autre qu’un programme de destruction de nous-même.
C’est là où généralement nous ne cesserons de voir autour de nous que des gens à problèmes, des personnes qui comme nous, au lieu de chercher à repousser leurs frontières, les ont rétrécies jusqu’à ne plus avoir véritablement goût à la vie, et qui sont dans l’impossibilité de bouger (au propre comme au figuré).

L’ouverture, le goût de l’aventure et la curiosité du « j’ai envie de voir ce qui va se passer », sont l’inverse à la fermeture, la peur, et la manie de contrôler les moindres détails de notre expérience par peur de « ce qui pourrait arriver ». Car le contrôle est une autre forme de protection: quand nous posons trop de conditions à ce que l’expérience devrait être, au lieu d’accueillir ce qu’elle a à nous proposer. « Je veux me marier à tout prix avec « telle personne », je veux absolument faire un enfant à « tel âge », je veux cette maison et pas une autre, je veux bosser à cet endroit et pas à un autre, je veux une voiture rouge… ou rien!
Eh bien, ce n’est pas comme ça que fonctionne ce jeu. Mais alors pas du tout! Plus vous insisterez que les choses se passent à votre manière figée et rigide, en vous fermant à toutes les autres possibilités qui existent (et que souvent vous n’arrivez même pas à imaginer), et en critiquant tout ce qui sort de votre cadre étriqué et obsolète, plus la vie vous restreindra dans vos choix… jusqu’à ne plus vous laisser aucun choix.
Alors vous aurez la désagréable l’impression de subir et encore subir des choses que vous ne préférez pas, quand vous ne verrez pas vos pires cauchemars se matérialiser. Vous ne serez plus le créateur de votre vie (techniquement vous le serez toujours, mais dans l’autre sens!).
Commencez-vous à saisir enfin l’importance des autres et l’inutilité des murs qui existent entre vous et eux? Il n’y a pas « vous » et « eux », en réalité. Vous, c’est eux. Et eux, c’est vous. Honnêtement, si on parvenait à le comprendre ça nous rendrait tout d’un coup sereins et détendus. Nous ne pourrions plus jamais avoir peur de cet autre que nous avons nous-même créé, non? Et nous ne pourrions plus mener la guerre de cet autre « nous ». Ce serait vouloir notre propre mort. Remarquez, ceux qui déclenchent les guerres, au fond, souhaitent probablement parvenir à leur propre destruction.
Quelqu’un qui aime et chérit sa propre vie, ne pourrait pas vouloir ôter la vie de quelqu’un d’autre. Sauf peut-être si les murs sont devenus si épais qu’ils manquent de l’écraser et qu’il se perçoit tellement séparé des autres, qu’ils veut les éliminer. Cependant, quelqu’un qui est dans l’énergie de l’amour et non dans l’énergie de la peur ne peut vouloir du mal à un autre – quand bien même, il le percevrait séparé de lui-même. Comme disait Scott Peck, l’amour pour moi et l’amour pour l’autre sont indissociables.
Si j’ai de la compassion pour moi-même, j’en aurai aussi pour celui qui se tient en face de moi. Si, en revanche je suis impitoyable envers moi-même, je le serai également envers les autres.
Ce que je fais pour moi-même, c’est pour vous que je le fais. Toujours!
❤️

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